carnet de notes

le but,c’est le chemin

 

DEUX HEURES (nando-zarazara@hotmail.fr)

Voila deux heures qu’ils délibèrent,deux heures qu’ils tournent et retournent comme du bon pain,ces cinq jours de procès.

Et je suis là dans ma cage,là ou ai ma place dans le gris  de cette cellule du palais de justice,froid et sentant l’urine,oui je suis bien là ou est ma place.

Quoi de plus normal,je marche en rond,regardant les tags inscrits au mur, je regarde mais je ne vois rien, pas la moindre réponse,pas le moindre signe.

Dans quelques instants il en sera fait de moi ,mon sort tourne déjà tel les dés du diable entre les mains des jurés,je m’assois sur le banc de pierre et mes doigts se croisent enfiévrés par la peur.

Le froid ambiant vient glacer et rendre moite mon corps déjà ailleurs, mon esprit seul tend vers la lumière.Image de prévisualisation YouTube

Le fil de cette histoire danse devant moi,et sa farandole de souvenirs me ramène là ou tous s’est arrêté.

Je n’entends plus les bruits des coups de feu,perdu dans le temps et qui glissent doucement vers l’oubli

Je la regarde encore une fois tomber en avant dans un bruit furieux,emportant avec elle mon humanité .

Il m’arrive parfois de sentir encore le sang, lorsque je me  penche sur elle dans la férocité d’un rêve qui disparaît dès que ma conscience l’approche.

Le reste, je l’ai oublié,enfouit dans le tréfonds,enterré sur une terre que la décence  m’interdit de fouler.

Je suis enterré avec elle quelque part ou nous ne serons jamais séparé.

Je saisi la lame de rasoir que j’ai caché dans un trou de la doublure de ma veste.

On ne me surveille pas , les dés roulent sur le tapis, ces vingts ans d’enfermement qui planent au dessus de moi, en de petits cercles mauvais,ne tarderont pas à fondre sur celui que je suis encore.

Vingts ans de solitude et de maigre pitance ne m’effraye pas,la carcérale a déjà à mon endroit donnée toute sa mesure, suçant au fils des ans ce que je suis  pour recracher sur un sol douteux mon âme grise.

Ma prison ressemble à Aurélie dont les bras vindicatifs m’enserrent et me tirent vers le néant.

La douleur mange ma volonté , ma main tremble sur mon cou,ma carotide bat sous ma peau à grand coup,ma lame elle ne connaît  ni remords ,ni demain,elle va et emporte dans sa fuite ultime ce qui reste de moi.

 

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DEUX HEURES   (nando-zarazara@hotmail.fr) Suicide

Dans : Non classé
Par nandozara
Le 25 avril, 2010
A 14:21
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